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  <subtitle>Notes sur quelques films</subtitle>
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      <title>Le patient anglais</title>
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      <published>2008-05-12T15:20:00+02:00</published>
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              <summary>  (Anthony Minghella / Etats-Unis / 1996)    Quelques connaissances portant...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Anthony Minghella / Etats-Unis / 1996)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1011304&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/01/00/1482851460.jpg&quot; alt=&quot;439507955.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1011304&quot; /&gt;Quelques connaissances portant une certaine affection à ce méga-succès, tel un &lt;em&gt;Out of Africa&lt;/em&gt; des 90's, je me suis laissé tenter par la diffusion télé du &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Patient anglais&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;The english patient&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A un moment, dans les premières minutes, la belle infirmière Juliette Binoche, affairée à l'arrière d'un camion en queue de convoi militaire, voit se porter à sa hauteur une jeep, dans laquelle une amie à elle lui propose en vain de l'accompagner jusqu'à la ville voisine. La jeune femme n'est filmée que furtivement, sa réplique (&quot;&lt;em&gt;J'adore cette fille, elle ferait n'importe quoi pour moi !&lt;/em&gt;&quot;) est porteuse d'un je-ne-sais-quoi d'ironie du sort, une petite&amp;nbsp;accélération inopinée manque de la renverser en arrière, puis&amp;nbsp;un plan d'ensemble nous montre bien la file de camions à gauche et le petit véhicule qui remonte sur la droite...&amp;nbsp;Avec une telle mise en scène, une seule chose peut advenir pour clore la séquence : l'explosion de la jeep au bout du chemin. Ce verrouillage de la forme est sans doute l'une des définitions possibles de l'académisme.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais cet académisme peut avoir un petit avantage quand il s'affirme ainsi dès le départ. Ainsi prévenus, nous pouvons alors suivre ce long récit romanesque sans en attendre monts et merveilles, mais en y guettant les petits écarts, les variations infimes. Minghella joue d'abord des allers-retours entre deux époques (les prémisses de la guerre où se noue la passion entre le comte hongrois et la belle anglaise et la fin du conflit, lorsque l'homme, à l'article de la mort,&amp;nbsp;se confie à une infirmière) de manière classique mais soignée, nous gratifiant de raccords assez beaux (le désert se transformant en drap ou l'ombre d'une main se profilant sur un visage brûlé). Le début&amp;nbsp;intrigue suffisamment pour tenir en éveil quelques temps et suivre avec intérêt cette passion africaine. Ralph Fiennes et une extraordinaire Kristin Scott Thomas, libèrent l'intensité nécessaire aux grands mélodrames. On ne peut malheureusement pas en dire autant de Juliette Binoche, confinée dans un rôle sans relief. Cette&amp;nbsp;image parfaitement lisse de l'actrice a bien sûr&amp;nbsp;séduit Hollywood jusqu'à lui offrir un Oscar. Ce qu'elle donne ailleurs, depuis vingt ans, est d'une autre trempe. Quoi qu'il en soit, cette partie italienne est particulièrement faible, accumulant scènes anodines et dramatisation de mauvais goût (le suspense balourd autour du déminage au lendemain de la nuit d'amour) et elle&amp;nbsp;s'articule de plus en plus mal au fil du temps avec l'autre. Ce qui n'était que fluides réminiscences devient&amp;nbsp;la mise à jour laborieuse d'un secret, par l'intermédiaire du personnage de Willem Dafoe. Une fois les orages de la révélation passés, il ne nous reste plus qu'à subir la tarte à la crème de la compassion jusqu'à l'accompagnement vers une mort douce, dans un finale que n'arrivent plus à rehausser les éclairs romanesques du passé.&lt;/p&gt; 
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      <title>Soyez sympas, rembobinez</title>
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              <summary>  (Michel Gondry / Etats-Unis / 2008)    Sympathique et bricolo. Le sentiment...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Michel Gondry / Etats-Unis / 2008)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1004771&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/01/00/1910590471.jpg&quot; alt=&quot;782670792.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1004771&quot; /&gt;Sympathique et bricolo. Le sentiment que procure &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Soyez sympas, rembobinez&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Be kind rewind&lt;/em&gt;) est le même que celui éprouvé&amp;nbsp;face à&amp;nbsp;&lt;em&gt;La science des rêves&lt;/em&gt;, précédent&amp;nbsp;film de fiction&amp;nbsp;de Gondry. En 2004,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Eternal sunshine of the spotless mind&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;l'un des meilleurs films américains de ces dix dernières années, était lui, bien au-delà du bricolage. C'est pourquoi se pose pour moi la question du verre à moitié plein ou à moitié vide devant les deux derniers, même si plusieurs choses font pencher la balance du bon côté.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Gondry est en effet&amp;nbsp;un cinéaste précieux. Le terrain sur lequel il joue (l'innocence, la fantaisie...) est bien peu fréquenté. Prolongeant au cinéma ses ébouriffants travaux dans le clip, il parvient à imposer son univers et peut apparemment faire aboutir ses projets les plus farfelus en sautant d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique.&amp;nbsp;Avec &lt;em&gt;Soyez sympas...&lt;/em&gt; et&amp;nbsp;son histoire de deux amis qui ont l'idée de réaliser eux-mêmes, en quelques heures, leurs versions de &lt;em&gt;SOS Fantômes&lt;/em&gt; ou de&amp;nbsp;&lt;em&gt;Rush Hour 2&lt;/em&gt;pour palier à l'effacement soudain des originaux VHS de leur vidéo-club, Michel Gondry peut laisser libre court à son imagination, toujours imprégnée d'une certaine nostalgie de l'enfance. L'absence de cynisme, l'innocence du regard et&amp;nbsp;une sorte de décalage temporel&amp;nbsp;insensible&amp;nbsp;font passer l'unanimisme du message. Mais innocence n'est pas naïveté. Gondry place habilement quelques réflexions personnelles sur le droit (ou pas) au détournement ou sur le plaisir tout simple de la fabrication collective. Trente secondes, aussi hilarantes que justes, avec Danny Glover notant sur un calepin, sous le nez d'un employé-vigile&amp;nbsp;tout ce que doit être un vidéo-club moderne, dénoncent de belle manière la consommation de masse des &lt;em&gt;produits&lt;/em&gt; culturels.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le rythme du film est plutôt chaotique. Souvent drôles, les remakes concoctés par l'équipe de bras cassés se regardent exactement comme on tue le temps sur You Tube, l'intérêt variant selon le degré de connaissance des originaux. Pour ce qui est des interprètes principaux, Jack Black et Mos Def, entre la fraîcheur et la fausseté du jeu, la limite est parfois fluctuante. Les apparitions de guest-stars sont, elles, particulièrement savoureuses, Gondry ayant le bon goût&amp;nbsp; de ne pas forcer la dose par rapport à l'imagerie que véhiculent Danny Glover et Sigourney Weaver&amp;nbsp;(pas de remake d'&lt;em&gt;Alien&lt;/em&gt;, ni de&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'arme fatale&lt;/em&gt;). Surtout, Mia Farrow, en quelques scènes, vole la vedette à tout le monde, à la fois présente et complètement ailleurs.&lt;/p&gt; 
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      <title>Just a kiss</title>
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      <published>2008-05-07T22:35:00+02:00</published>
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              <summary>  (Ken Loach / Grande-Bretagne / 2004)    Ken Loach au pays de la comédie...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Ken Loach / Grande-Bretagne / 2004)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1004623&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/02/1548105482.jpg&quot; alt=&quot;224707508.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1004623&quot; /&gt;Ken Loach au pays de la comédie romantique ? A première vue, c'est un peu comme si Angelopoulos tournait un western-spaghetti ou Haneke une comédie musicale. De fait, si le britannique nous propose bien avec &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Just a kiss&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Ae fond kiss...&lt;/em&gt;)&amp;nbsp;un &quot;boy meets girl&quot;, il ne peut s'empêcher de prendre comme protagonistes un DJ pakistanais musulman brun et une enseignante irlando-écossaise catholique blonde. Avec un tel point de départ, il semblerait bien que tous les obstacles religieux et communautaires imaginables ne&amp;nbsp;vont pas tarder&amp;nbsp;à encombrer le chemin de la passion amoureuse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comédie est d'ailleurs&amp;nbsp;un bien grand mot. Si Loach avait jadis parsemé ses &lt;em&gt;Riff-raff&lt;/em&gt; et autres &lt;em&gt;Raining stones&lt;/em&gt; de savoureuses situations humoristiques, les quelques&amp;nbsp;saynètes censées faire sourire&amp;nbsp;au début de &lt;em&gt;Just a kiss&lt;/em&gt;&amp;nbsp;ne font pas spécialement regretter que le cinéaste reprenne vite son sérieux.&amp;nbsp;En revanche, pour ce qui est de la&amp;nbsp;romance, on est plus confiant, Loach ayant déjà parsemé quelques uns de ses films d'histoires de couples attachantes. Toujours aussi inspiré dans ses casting et sa direction d'acteurs, jusque dans les plus petits rôles, il nous fait découvrir cette fois-ci Atta Yaqub (Casim)&amp;nbsp;et Eva Birthistle (Roisin), dont le visage rosit merveilleusement dans la séquence la plus torride que le Monsieur&amp;nbsp;ait filmé à ce jour.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le couple formé est crédible. Mais comme d'habitude, Loach a un message à faire passer. Et quand&amp;nbsp;il traite d'un sujet, il se veut exhaustif : on pose le problème et on en développe tous les prolongements. Cela à&amp;nbsp;parfois ses avantages, mais dans &lt;em&gt;Just a kiss&lt;/em&gt;, la problématique du&amp;nbsp;racisme et du choc des traditions&amp;nbsp;étouffe sérieusement la trame sentimentale.&amp;nbsp;On se demande par exemple quelle utilité, autre qu'un énième cours d'histoire sous prétexte de la mise à jour d'un secret de famille,&amp;nbsp;peut bien avoir&amp;nbsp;l'évocation soudaine, en plein milieu d'une discussion du couple,&amp;nbsp;de la dramatique partition de l'Inde en 47.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Déchirements familiaux, tensions entre les deux amants, problèmes professionnels, les ennuis sont souvent lourdement annoncés par avance&amp;nbsp;(il est étrange que Roisin, en tant qu'enseignante dans un lycée catholique, ne soit pas mieux informée de&amp;nbsp;la nécessité à fournir des preuves à sa hiérarchie, certificat à l'appui, de sa bonne conduite). Heureusement, mise à part la mascarade organisée par la famille de Casim, mise en scène de&amp;nbsp;façon plutôt grossière, Loach arrive toujours à tirer le meilleur parti de ces séquences trop lisiblement amenées, par sa captation faussement documentaire des échanges, la&amp;nbsp;confiance qu'il met en ses comédiens&amp;nbsp;ou sa façon de désamorcer certaines situations (le directeur de l'école qui débloque temporairement la situation de Roisin par rapport à sa hiérarchie catholique). C'est donc quand Casim semble soudain se&amp;nbsp;mettre en retrait&amp;nbsp;face au discours amoureux entier et exclusif de Roisin (alors que l'on s'attendait à ce que ce soit plutôt leur discussion précédente autour de leurs religions respectives qui soulève des réticences), c'est quand Roisin reste inflexible devant le chantage au respect des traditions et à l'équilibre d'une famille que lui fait la soeur de Casim, bref, c'est dans ses instantanés, plus que dans son discours laïc, juste mais insistant,&amp;nbsp;que &lt;em&gt;Just a kiss&lt;/em&gt; m'a intéressé.&lt;/p&gt; 
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      <title>Rivers and tides</title>
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      <published>2008-05-06T13:11:00+02:00</published>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Thomas Riedelsheimer / Allemagne / 2001)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-999503&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/01/1935558484.jpg&quot; alt=&quot;599900814.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-999503&quot; /&gt;Rivers and tides&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est sous-titré : &lt;em&gt;Andy Goldsworthy, l'oeuvre du temps&lt;/em&gt;. Goldsworthy est un artiste britannique du land art, réalisant ses travaux en pleine nature et uniquement à&amp;nbsp;l'aide d'éléments trouvés sur place (bois, pierres, morceaux de glace, végétaux...). Ce documentaire suit patiemment ce sculpteur et constructeur de l'éphémère pendant quelques mois, faisant découvrir son travail et sa pensée. Très demandé par les musées et fondations du monde entier, il&amp;nbsp;ne reste jamais trop longtemps loin&amp;nbsp;de son village écossais et de sa campagne environnante où il ne cesse d'expérimenter. Sa démarche, telle qu'elle est décrite dans le film, se rapproche des jeux de construction de l'enfance où le temps passé à la recherche et à la préparation des composants importe autant que le résultat obtenu. Le documentaire rend compte parfaitement du travail quotidien de Goldsworthy, intercalant aussi une séquence de vie de famille qui semble détonner tout d'abord mais s'intègre finalement bien au tableau. Les réflexions dont nous fait part l'artiste sur sa pratique et ses buts sont&amp;nbsp;du coup parfois&amp;nbsp;superflues et ses propos sur le rapport physique avec la nature finissent par être excessivement théoriques. Intéressante est toutefois son obsession pour le flux des rivières ou l'alternance des saisons. La mise en scène de Thomas Riedelsheimer magnifie les oeuvres, de manière toujours approriée (survol en avion d'un long mur zigzagant en forêt, mouvements fluides au-dessus de cours d'eau ou, dans la plus belle séquence, plans fixes sur un assemblage de pierres que la marée recouvre puis rend intact le lendemain). L'art de Goldsworthy est étonnant, sa compagnie est agréable, ses confidences se font à voix basse, les images qui l'accompagnent sont enveloppantes et à l'écoute des frémissements de la nature : tant de douceur pendant 90 minutes provoquent cependant un petit engourdissement.&lt;/p&gt; 
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      <title>Le port de la drogue</title>
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      <published>2008-05-04T21:48:00+02:00</published>
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              <summary>  (Samuel Fuller / Etats-Unis / 1953)    Le pickpocket&amp;nbsp;Skip McCoy,...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Samuel Fuller / Etats-Unis / 1953)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-998261&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/02/1080239662.jpg&quot; alt=&quot;640093039.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-998261&quot; /&gt;Le pickpocket&amp;nbsp;Skip McCoy, officiant dans le métro, plonge sa main dans le sac d'une brunette et la soulage de son portefeuille. Au milieu des billets, il trouve un microfilm. Le voilà entre deux feux : une groupe d'espions à la solde des communistes et la police, sans compter le double-jeu mené par la jeune femme qu'il a dupé. L'histoire des mésaventures françaises&amp;nbsp;de &lt;em&gt;Pick up on South Street&lt;/em&gt;&amp;nbsp;est assez connue, mais il est toujours plaisant de la rappeler (un bonus concis mais édifiant s'en charge sur le dvd édité par Carlotta). Devant la virulente propagande anti-rouge véhiculée par le film, les&amp;nbsp;distributeurs d'ici&amp;nbsp;décidèrent, par le détournement des dialogues de la version&amp;nbsp;française, de transformer les informations liées à la défense nationale contenues&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;le microfilm en données sur la fabrication d'une nouvelle drogue et les agents communistes en dealers de came. Voici pourquoi &lt;em&gt;Pick up on South Street&lt;/em&gt; est devenu en France &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le port de la drogue&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, alors que la version originale n'évoque jamais la moindre substance illégale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les&amp;nbsp;rares films de Samuel Fuller que je connaisse (&lt;em&gt;Violences à Park Row&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Quarante tueurs&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Au-delà de la gloire&lt;/em&gt;) m'ont tous intéressé mais sans beaucoup de passion. &lt;em&gt;Le port de la drogue&lt;/em&gt;n'échappe pas à ce que j'espère ne pas être finalement une règle. Fuller, à chaque instant cherche l'efficacité. Chez lui, un plan doit faire passer une idée claire.&amp;nbsp;L'expressivité doit être totale, quitte à ce que cela heurte la fluidité du récit. Il me semble&amp;nbsp;qu'une des&amp;nbsp;conséquences est un manque de liberté laissée au spectateur.&amp;nbsp;Une autre est l'absence de réalisme. Le cinéaste se plaisait à propos de ce film à mettre en avant sa connaissance de ces personnages des bas-fonds. Quelques séquences, telles la formidable introduction dans le métro, l'atteste. Mais pour ce qui est du réalisme qui naît de la narration et des comportements, il ne faut pas le chercher dans &lt;em&gt;Le port de la drogue&lt;/em&gt;. Les rôles féminins, si importants dans un film noir, posent problème. Jean Peters, ailleurs très à l'aise (&lt;em&gt;Capitaine de Castille&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Viva Zapata&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Bronco Apache&lt;/em&gt;), surjoue la femme fatale à coup de répliques mensongères grosses comme une maison. Quant au personnage de Moe (Thelma Ritter), il&amp;nbsp;est censé attirer notre sympathie. Seulement,&amp;nbsp;cette informatrice de police qui garde son bon coeur, qui donne des noms sans trahir vraiment, s'avère plus pathétique qu'autre chose. La scène où elle voit sa fin arriver est certes brillante mais trop détachée du reste : elle est fatiguée, mais on nous le dit trop tard (trente secondes avant, quand Skip remarque qu'elle n'en peut plus) et de façon trop voyante. Ces derniers moments de Moe montrent aussi que l'argument anti-rouge plombe trop lourdement le film. La paranoïa et la révulsion de certains envers les communistes est peut-être bien observée, mais elle tombe souvent dans la ridicule. Il en est ainsi de l'échange entre Moe,&amp;nbsp;la patriote,&amp;nbsp;et l'espion hystérique (ce qui aida bien les distributeurs français&amp;nbsp;à faire passer ce dernier pour un dealer).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je dois paraître sévère, mais je tente de comprendre ce qui m'empêche d'apprécier totalement, encore une fois, le génie de Fuller. Je reconnais tout à fait qu'en termes de mise en scène, certains moments sont&amp;nbsp;mémorables (les éclats de violence envers Candy, l'introduction dans le métro déjà évoquée et son pendant, la bagarre sur le quai,&amp;nbsp;au dénouement). La plupart des mouvements de caméra et les transitions à base de fondus enchaînés&amp;nbsp;sont d'une réelle beauté. Richard Widmark, enfin, dans son emploi habituel, fait son travail.&lt;/p&gt; 
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      <title>La Zona</title>
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              <summary>  (Rodrigo Pla / Mexique / 2007)    &quot;La Zona&quot; est un quartier résidentiel...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Rodrigo Pla / Mexique / 2007)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-994318&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/00/1808296712.jpg&quot; alt=&quot;1252279580.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-994318&quot; /&gt;&quot;La Zona&quot; est un quartier résidentiel pour riches, protégé des bidonvilles environnants par des murs infranchissables, une vidéo surveillance constante et un service de sécurité autonome. Un soir d'orage, une brèche est ouverte et les coupures d'électricité se succèdent. Trois adolescents en profitent pour s'y introduire dans le but de cambrioler quelques maisons. Tout tourne tout de suite très mal : une vieille dame tuée, un garde abattu par erreur par un résident et deux des trois intrus tirés comme des lapins. Il en reste un, caché quelque part. La&amp;nbsp;mort de l'agent de sécurité et l'attachement&amp;nbsp;à la maxime&amp;nbsp;&quot;oeil pour oeil, dent pour dent&quot;&amp;nbsp;rend l'appel à la police indésirable. La chasse à l'homme (au gamin) peut donc commencer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Zona&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, premier long-métrage de Rodrigo Pla, dégage une réelle efficacité dramatique et une belle maîtrise&amp;nbsp;de ses effets (à quelques détails près, comme ce papillon qui dans l'introduction guide la caméra dans les rues du quartier avant de se griller au fil électrique du mur d'enceinte). Le film&amp;nbsp;a d'abord le mérite de commencer par le carnage avant d'en dérouler ensuite les conséquences. Autant que la recherche frénétique du petit voleur, Miguel, ce sont les réactions de chaque habitant qui intéresse l'auteur. Les caractères sont clairement dessinés. Cela fait craindre la leçon de morale, mais Rodrigo Pla ne sauve au final personne sinon Alejandro, le seul à agir concrètement pour la défense de Miguel, adolescent de son âge. Le scénario tente de ne pas enjoliver ce personnage de gamin entraîné vers le vol et la violence, mais le fait d'atténuer sa responsabilité dans le meurtre marque un fléchissement et une petite facilité destinée à l'identification du spectateur. Plus intéressant est le portrait d'Alejandro, qui est le fils de l'un des meneurs de la chasse, auquel il s'opposera bien sûr après l'avoir imité. La manière dont il vient en aide à Miguel en le cachant dans sa cave et en le nourrissant, tout en lui parlant vivement, parfois en l'insultant, traduit subtilement le choc psychologique qu'il vit. Quant aux responsabilités des adultes, l'espoir d'une autre voie que le lynchage pour résoudre le conflit s'efface petit à petit. Chacun a finalement toujours une bonne raison de se coucher devant la violence ou la corruption.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La mise en scène est simple mais vigoureuse, excellant à rendre la réalité de la vie dans le quartier, dont on sort très rarement, et utilisant avec habileté les systèmes de surveillance (et les multiples coupures de courant). La tension est maintenue, grâce notamment à une interprétation sans faille de l'ensemble, mené par le&amp;nbsp;solide&amp;nbsp;Daniel Gimenez Cacho (l'indigne Père Manolo de &lt;em&gt;La mauvaise éducation&lt;/em&gt; d'Almodovar). Cette enclave sur-protégée de &quot;La Zona&quot; en évoque d'autres contemporaines, qu'elles soient&amp;nbsp;locales ou régionales, et l'appel incessant de ses habitants à la notion magique de &quot;sécurité&quot; sonne bien comme un aveuglement tout à fait actuel. Pour ces raisons, parler de science-fiction&amp;nbsp;est inutile.&lt;/p&gt; 
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      <title>A tout de suite</title>
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              <summary>  (Benoit Jacquot / France / 2004)    Le sentiment que procure le film de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Benoit Jacquot / France / 2004)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-991124&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/02/1591438038.jpg&quot; alt=&quot;1899645199.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-991124&quot; /&gt;Le sentiment que procure le film de Benoit Jacquot est assez opposé à l'urgence et la tension que prédisent son titre qui claque, son esthétique en noir et blanc et son économie.&amp;nbsp;Relatant&amp;nbsp;la cavale&amp;nbsp;de quatre jeunes gens de Paris à Athènes, via l'Espagne et le Maroc, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;A tout de suite&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est moins chargé de la tension du film de genre que du sentiment cotonneux de la chronique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il faut un certain temps pour que le film capte l'attention. La partie parisienne pose la situation (une fille bourgeoise se lie avec un jeune homme qui bientôt braque une banque), mais usant de l'ellipse et refusant toute concession au genre, elle a du mal à nous passionner. C'est bien lorsque la&amp;nbsp;fuite&amp;nbsp;se fait indispensable pour les personnages que le film peut offrir de beaux moments, par la liberté que leur laisse alors&amp;nbsp;le cinéaste. Certes, les multiples détours que prend l'intrigue dans la foulée des égarements de son héroïne, dont on épouse le point de vue tout du long,&amp;nbsp;sont d'un intérêt très variable, mais le voyage a du charme. Les seuls moments de tension,&amp;nbsp;rendue de façon assez originale,&amp;nbsp;sont liés aux passages des différentes douanes. Entre ceux-ci, comme il est dit en voix-off, c'est un peu les vacances, le temps de poser un regard sur une ville, un paysage. Traitant d'une histoire vraie se déroulant dans les années 70, Benoit Jacquot fait l'étrange choix de montrer les villes traversées par des images d'archives d'époque, qui raccordent assez mal avec le reste. On en vient à préférer&amp;nbsp;les vues documentaires sur les pas d'Isild Le Besco,&amp;nbsp;même si elles&amp;nbsp;se soucient peu, pour ce qui est des pays du Sud, de masquer les traits de modernité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lunatique : l'actrice principale, quasiment présente à chaque plan, nous paraît tantôt attachante, tantôt énervante (étonnemment&amp;nbsp;amorphe lorsqu'elle se retrouve seule à Athènes), parfaitement à l'image du film. La chose la plus étrange est sans doute qu'alors que nous assistons aux conséquences d'un coup de foudre et à la cavale de deux couples, ce qui nous&amp;nbsp;touche ce sont les rapports entre les femmes. Tout d'abord ceux qui se tissent entre les deux filles (ces deux &quot;bourges&quot; s'encanaillant avec leurs voyous respectifs). Une fois arrivés en Grèce, l'amoureux est évacué et aucun homme ne parvient à tenir sa place. Tous se font éjecter du cadre plus ou moins rapidement. La seule personne&amp;nbsp;de qui l'héroïne accepte durablement la tendresse est sa collègue de travail. De retour au point de départ, elle se liera fortement à la femme qui les aida dans leur fuite, retrouvera sa famille&amp;nbsp;mais choisira de vivre du côté maternel, et, rencontrant&amp;nbsp;les parents&amp;nbsp;de son amant, n'arrivera ici aussi à ne communiquer qu'avec la mère. Benoit Jacquot a ainsi poussé jusqu'au bout son désir de ne&amp;nbsp;filmer, sous le prétexte du fait divers, que son actrice fétiche et quelques femmes.&lt;/p&gt; 
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      <title>Les fils de l'homme</title>
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              <summary>  (Alfonso Cuaron / Etats-Unis - Grande-Bretagne / 2006)      Les fils de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Alfonso Cuaron / Etats-Unis - Grande-Bretagne / 2006)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-989386&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/01/02/1359834582.jpg&quot; alt=&quot;1271163965.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-989386&quot; /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les fils de l'homme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Children of men&lt;/em&gt;) nous transporte dans le Londres de 2027. La planète entière est livrée au chaos et la Grande-Bretagne se referme sur elle-même, menant une lutte sans merci contre tous les réfugiés. Le tableau est terrifiant entre surveillance permanente&amp;nbsp;des citoyens, appels incessants à la délation et mise en cages puis en camps des immigrés. Le récit démarre avec la mort de celui qui était alors le&amp;nbsp;plus jeune être humain sur terre, âgé de 18 ans. En effet, un fléau d'origine inconnue frappe depuis des années l'humanité entière&amp;nbsp;: la stérilité. La surprise sera donc de taille&amp;nbsp;pour Theo, quand il&amp;nbsp;sera tiré de sa triste vie de bureau par son ex-femme, leader d'un groupe d'activistes, qui le charge d'escorter à travers le pays une réfugiée enceinte.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;2027 n'est pas si loin. Alfonso Cuaron crée donc un futur proche qui améliore les technologies que l'on connaît plutôt qu'il n'invente des machines extraordinaires. La science-fiction alarmiste donne souvent de saisissantes visions de métropoles grises évoquant les univers concentrationnaires. C'est le cas ici aussi, lors d'une première partie citadine particulièrement réussie, qui&amp;nbsp;donne avec vigueur l'impression d'un pays sous tension, sur la défensive, prêt à exploser. Par contre, lorsqu'il s'agit d'imaginer un autre style de vie en opposition et de sortir de la ville, la difficulté est plus grande. Le refuge hippie moderne&amp;nbsp;que trouve Theo chez son vieil ami Jasper (Michael Caine en roue libre) n'est pas ce qu'il y a de meilleur dans le film. Dans cette bulle, associés à quelques nouveautés technologiques, les signes nostalgiques (musique des Beatles, plaisir de la fumette, panoramique sur des vieilles photos) tombent un peu à plat. Autre alternative, l'activisme se trouve vite mis en cause par une suite de revirements aux motivations plutôt floues. Le groupe révolutionnaire finit par constituer l'autre&amp;nbsp;côté de l'étau qui menace la vie de Theo et de sa protégée. Le discours élaboré est ambitieux, parfois trop. On se passerait bien de cette parabole biblique qui alourdit la dernière partie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Stylistiquement, Cuaron a apparemment une figure de prédilection : le plan-séquence, qui intègre dans sa durée un maximum d'événement inattendus. On est assez impressionné de voir ainsi un attentat dans un café et surtout un soudain guet-apens sur une route forestière des plus calmes. Le procédé est répété ensuite plusieurs fois, aboutissant à une succession de morceaux de bravoure : un accouchement en temps réel et une haletante course poursuite dans un contexte de guérilla. On reste bouche bée devant le travail millimétré du cinéaste et de son équipe, mais la virtuosité ostentatoire nous fait un peu trop sortir du récit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je m'en voudrais cependant de paraître trop négatif avec ce film qui ne cache pas son ambition. Clive Owen est parfait en héros à la ramasse. L'esthétique se distingue agréablement du tout venant speedé et numérisé hollywoodien. Le message&amp;nbsp;politique est clair et&amp;nbsp;appréciable dans le contexte actuel&amp;nbsp;: c'est parmi ces moins que rien que sont les réfugiés que se trouve le salut de l'humanité. De toute manière, un film où l'on côtoie Julianne Moore, ne serait-ce que pendant quelques minutes, ne saurait être mauvais.&lt;/p&gt; 
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      <title>Êtes-vous Peckinpable ?</title>
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              <summary>   Pour ma part, je le suis assez, mais sans excès. Le cinéma de Sam...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-989367&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/01/1157222899.jpg&quot; alt=&quot;254986256.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-989367&quot; /&gt;Pour ma part, je le suis assez, mais sans excès. Le cinéma de Sam Peckinpah est peu aimable, son style assez heurté, son propos loin du politiquement correct. &lt;em&gt;La horde sauvage&lt;/em&gt; et surtout &lt;em&gt;Les chiens de paille&lt;/em&gt;, qui sont souvent ceux que l'on découvre en premier, sont des expériences fortes qui restent en mémoire des années après. &lt;em&gt;Pat Garrett et Billy the Kid&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;à l'opposé&amp;nbsp;des éclats de violence des deux précédents, est un superbe western désabusé. Plus récemment pour moi, la découverte de &lt;em&gt;Croix de fer&lt;/em&gt;fut importante. Peu mis en avant, datant d'une période plus chaotique pour l'auteur, souffrant d'un budget plus que modeste,&amp;nbsp;il s'avère être l'un des meilleurs films de guerre de l'époque. Pour ce qui est des autres, j'avoue que j'aimerais revoir &lt;em&gt;Alfredo Garcia&lt;/em&gt;, l'opus qui, au sein de la filmographie de Peckinpah, n'a cessé ces dernières années de voir sa côte grimper auprès des cinéphiles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mes préférences :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;**** : -&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;*** : La horde sauvage (1969), Les chiens de paille (1971), Pat Garrett et Billy the Kid (1973), Croix de fer (1977)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;** : Coups de feu dans la Sierra (1962), Major Dundee (1964), Guet-apens (1972), Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (1974)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;* : -&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vu il y a trop longtemps : Osterman week end (1983)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pas vu : New Mexico (1960), Un nommé Cable Hogue (1970), Junior Bonner le dernier bagarreur (1972), Tueur d'élite (1975), Le convoi (1978).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;N'hésitez pas à commenter...&lt;/p&gt; 
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      <title>Funny games</title>
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              <summary>  (Michael Haneke / Autriche / 1997)     Funny games U.S. , auto-remake de...</summary>
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           &lt;p&gt;(Michael Haneke / Autriche / 1997)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-985269&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/00/973520603.jpg&quot; alt=&quot;301117529.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985269&quot; /&gt;&lt;em&gt;Funny games U.S.&lt;/em&gt;, auto-remake de Michael&amp;nbsp;Haneke sort sur les écrans cette semaine.&amp;nbsp;Cette copie est apparemment conforme à l'original, au plan près. Le but du cinéaste était&amp;nbsp;de proposer sa démonstration à un maximum de spectateurs américains en tournant sa nouvelle version sur place&amp;nbsp;et avec des interprètes du cru. Pour ceux qui connaissent déjà &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Funny games&lt;/strong&gt; Autriche&lt;/em&gt;, le degré d'envie de revivre l'expérience&amp;nbsp;variera certainement selon les gens du refus de se replonger dans le sordide au plaisir du jeu des sept différences. Je n'ai pour ma part pas encore tranché, mais je profite de l'occasion pour revenir sur la première mouture, découverte seulement l'an dernier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D'entrée, je signale que &lt;em&gt;Funny games&lt;/em&gt;&amp;nbsp;est effectivement très éprouvant à suivre et difficile à conseiller à sa Tata Renée qui vient d'aller voir les &lt;em&gt;Ch'tis&lt;/em&gt;. Michael Haneke a l'art de nous faire la morale, depuis ses débuts. C'est parfois insupportable (&lt;em&gt;Benny's video&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La pianiste&lt;/em&gt;), parfois stimulant (&lt;em&gt;71 fragments d'une chronologie du hasard&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Code inconnu&lt;/em&gt;, et surtout, &lt;em&gt;Caché&lt;/em&gt;, de loin son meilleur film). Avec &lt;em&gt;Funny games&lt;/em&gt;, il me semble qu'il fait autre chose : une expérience&amp;nbsp;avec le spectateur. Je reconnais qu'être dans la position du cobaye n'est pas spécialement agréable. Toujours est-il que le cinéaste semble nous poser tout du long la question : &quot;Qu'est-ce que vous regardez et jusqu'où pouvez-vous regarder ?&quot;. Il faut donc prendre &lt;em&gt;Funny games&lt;/em&gt; comme tel, vraiment comme une expérience, pas comme une histoire, sinon, c'est intenable. En filmant ces deux jeunes gens propres sur eux, insondables, qui terrorisent une famille, Haneke s'est vu beaucoup reproché, entre autres choses, de lourdement &quot;montrer qu'il ne montre pas&quot;. Je ne m'en plains pas personnellement. Cela vaut toujours mieux que d'être complaisant. Tant mieux donc que la violence soit hors-champ, que l'on en voit que les prémisses et le résultat.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le tabou suprême affronté ici est celui de la violence envers l'enfant. Ce sont bien sûr les scènes les plus difficiles à supporter. Le pire est inévitable, mais reconnaissons que sa mise&amp;nbsp;en scène est magistrale. L'impensable réalisé, les&amp;nbsp;parents se retrouvent seuls dans le salon, à côté du petit corps. Le plan est long, interminable (près de dix minutes certainement) : ils ne réagissent plus, tout juste tentent-ils de se relever, puis de s'échapper. Là, Haneke échoue. Mais on se demande de toute façon comment réussir ça, surtout en gardant ce style frontal&amp;nbsp;: filmer l'après-meurtre, la réaction immédiate. A l'image des victimes, le film se relève difficilement de ce trou noir, dans les minutes qui suivent. La tentative de fuite semble tout à coup bien dérisoire. Malheureusement pour le couple et heureusement pour nous, les deux jeunes&amp;nbsp;tortionnaires en gants blancs&amp;nbsp;réapparaissent. On se dit alors que le face à face peut reprendre. Tortures et meurtres peuvent bien advenir, le pire est derrière nous. On retombe, toutes propoportions gardées, sur du classique. Cette dernière partie est selon moi la meilleure, avec entre autres réjouissances, ce coup incroyable (et si décrié)&amp;nbsp;de Haneke&amp;nbsp;: le&amp;nbsp;fameux retour en arrière à l'aide de la télécommande, qui annule tout espoir de vengeance.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Film &quot;pas mal&quot;. Etrange d'écrire cela d'une oeuvre si ouvertement destinée à provoquer des réactions tranchées. &lt;em&gt;Funny games&lt;/em&gt; reste en mémoire très longtemps et, je pense, pour de bonnes raisons.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour finir par un retour sur le remake,&amp;nbsp;je vous invite à lire la note&amp;nbsp;du bon &lt;a href=&quot;http://drorlof.over-blog.com/article-18994846.html&quot;&gt;Dr Orlof&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui, traitant des deux versions, dégage une vision proche de la mienne, à quelques détails près.&lt;/p&gt; 
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