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Très beau film d'Andrew Dominik (rien vu de lui jusque-là), qui s'est donné les moyens de son ambition, avec le casting, la musique de Cave et Ellis, la photographie vraiment sublime de Roger Deakins. Grâce à l'esthétique poussée et à la narration, elliptique ou légèrement déréglée, il surprend constamment à partir d'une histoire connue, réussissant même à intéresser avec cette idée de quasi-suicide, bien rattachée aux autres, l'auto-destruction du gang, la fascination pour les grandes figures, la jalousie, la soif de gloire mêlée à la trouille. Et un traitement également intelligent de la violence, particulièrement évident lors de la séquence où Jesse James s'acharne sur le petit cousin des Ford puis peine à repartir, malade.