Depuis 3 ou 4 épisodes, ça se retend, ça se resserre. James a dégagé, Ben Horne a arrêté de jouer aux soldats de plomb et les choses sérieuses ont enfin commencé pour Windom Earle. La part mystérieuse retrouve ses droits et les notions de white lodge et de black lodge se précisent. Mystères à Twin Peaks donc, ok. Mais se signalent aussi, dans ces parties-là, la bonté, l'amitié et l'amour.
La conversion de Ben Horne à l'écologie militante, découlant d'une volonté inédite d'œuvrer pour le bien de la communauté, est un revirement plus intéressant que sa folie passagère (mais qui paraissait interminable).
Au-delà de l'ode à la petite ville, fût-elle hantée par des forces obscures, Twin Peaks est aussi une belle série sur l'amitié. La crise du shériff Truman après la mort de Josie en apporte une nouvelle preuve lorsque Cooper vient le réconforter et l'aider à sortir du trou.
Plus loin, au Double R Diner, une scène remarquable mêle amitié et amour, en une sorte de passage de relai, quand Truman encore meurtri regarde avec attendrissement la complicité amoureuse s'installant entre Cooper et Annie. Attendrissant aussi ce passage (que j'avais totalement oublié !) où Gordon Cole, rencontrant Shelly, se rend compte, sous le charme, qu'il entend parfaitement sa voix à elle exclusivement. Lynch louant à travers son personnage la beauté des femmes de Twin Peaks d'une part, Cooper tombant éperdument amoureux d'autre part, voilà qui est très beau et fait chaud au cœur.
Dire que dans trois épisodes tout ça va...
foley
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Twin Peaks, épisodes 24, 25 & 26 (James Foley, Duwayne Dunham & Jonathan Sanger, 1991)