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Télévision

  • Twin Peaks, épisode 29 (David Lynch, 1991)

    Bien qu'il nous soit strictement impossible de deviner ce qui va se produire dans ce dernier épisode, les deux précédents indiquent déjà un final particulièrement dramatique, à travers des phrases du dialogue et d’autres éléments dont le plus marquant est le "Non !" préventif formulé avec les bras par le géant à l’attention de Cooper lorsque Annie lui annonce son intention de participer au concours de Miss Twin Peaks. Lynch, Frost et leurs coscénaristes savent qu’ABC jette l’éponge. A Lynch, donc, d’en finir "une bonne fois pour toutes", lui qui est à la fois déçu de l’arrêt forcé et terriblement frustré de n’avoir pu réaliser aucun des 14 épisodes qui ont constitué le second arc narratif de la série après la révélation du nom du meurtrier de Laura Palmer.

    L’épisode dure 48’30. Il s’ouvre en plan serré sur Lucy et Andy, seul couple de tous ceux de Twin Peaks à voir au final son amour conforté, comme protégé par leur pureté d’âme. Dans le bureau d’à côté, Cooper, lors d’une longue séquence de déduction, trouve et expose les conditions d’ouverture du passage recherché vers l’autre dimension. Dans la forêt, Windom Earle entraîne sa prisonnière Annie vers la Black Lodge. Visuellement, c’est le jeu esthétique cher à Lynch de la lampe trouant l’obscurité profonde et éclairant crûment soit les arbres, soit les visages. Puis vient le premier travail extraordinaire sur les angles et les volumes dans le salon de Ed et Nadine étrangement "déformé", et la révélation terrible du retour à l’état "normal" de cette dernière qui brise d’un seul coup l’espoir d’une vie nouvelle pour son mari. Ça a commencé depuis à peine dix minutes et déjà un coup de tonnerre. Ils vont s’enchaîner. On se retrouve ensuite chez les Hayward, où Ben Horne, maintenant voué à la bonté et à la vérité, provoque paradoxalement un nouveau drame : paniqué à l’idée de la dislocation de sa famille, le Dr Hayward lui éclate le crâne contre sa cheminée. Exit Ben ! Petite respiration (mais dans la pénombre) : chez sa sœur Catherine, Andrew récupère la clé mystérieuse, sous les yeux de Pete. Retour sur Cooper et Truman qui trouvent le pickup volé par Windom Earle dans la forêt puis le lieu aux douze sycomores.

    Cooper pénètre seul dans le cercle et passe dans la Black Lodge. Rideaux rouges, sol zébré, stroboscope, danse du nain, Jimmy Scott qui est là et qui chante "Sycamore Trees"... C’est le point de bascule, à la 17ème minute. La scène est pour nous assez courte mais dehors, il fait jour et Truman dit à Andy, qui vient de le rejoindre : "Cela fait dix heures qu’il est là-dedans" (fabuleux moment où Truman ne détourne pas le regard du point de passage et répond de plus en plus lentement et machinalement aux questions de son adjoint). Contre toute règle narrative, sans aucune transition, Lynch nous propulse alors dans un lieu que n’avons jamais vu en vingt-neuf épisodes, la salle des coffres de la banque de Twin Peaks, ouvrant cette séquence sur une femme endormie et un homme grabataire qui nous sont totalement inconnus. Audrey arrive et fait l’activiste en s’enchaînant à la grille. Puis débarquent Andrew et Pete. En grand angle, au rythme des hésitations et des pas d’escargot du vieil employé, sans autre accompagnement sonore que le bruit des talons, la séquence est étirée de manière insensée. Et elle se clôt par l'explosion vengeresse à l’encontre d’Andrew, en troisième coup au cœur à la suite, faisant manifestement deux victimes collatérales parmi les plus attachantes de la série, Pete et Audrey. S’ensuit un court répit au Double R Diner, où Bobby et Shelly reprennent leur roucoulade. Mais aussitôt surgit de nulle part Sarah Palmer, pour délivrer un message de la part de Cooper (reçu par quelles voies/voix ?) au Major Briggs : "Je suis dans la Loge Noire avec Windom Earle. Je vous attends."

    On revient alors dans la loge et, pour ainsi dire, on n’en sortira pas. De la 29ème à 44ème minute, on y passe un quart d’heure d’affilée, soit le tiers de l’épisode. Manière jamais vue de conclure une série télévisée populaire. Glissements de caméra, perturbation de l’espace et du temps, enfilade de pièces identiques délimitées par les rideaux, défilé "d’amis" dédoublés, variations violentes de lumière, formules énigmatiques, cris atroces et silences, prononciations altérées par enregistrement et lecture inversés, visions trompeuses et présences vraies, substitutions permanentes, course poursuite avec double maléfique... A peine une poignée d’éléments peuvent faire office d’information : Windom Earle est puni pour son orgueil et Bob lui vole son âme ; Annie est entre la vie et la mort. Cooper finit par réapparaître au dehors, à côté d’Annie inconsciente. Restent alors seulement trois minutes d’épilogue, où le retour dans le cadre chaleureux de la chambre d’hôtel ne fait illusion que quelques secondes, avant la confirmation du pire, qu’il était impossible de concevoir.

    Au cœur de la séquence de la Black Lodge, de tous les détails qui la composent, il en est un qui compte évidemment bien plus que les autres, cette incroyable réplique de Laura adressée à Dale : "Je vous reverrai dans 25 ans". Que la promesse ait été tenue, qu’il se soit effectivement passé quelque chose 25 ans plus tard, a transformé une série déjà culte en expérience artistique absolument unique. Mais c’est un mystère (à moins qu’il ait été levé en 2017, je n’en sais rien) : pourquoi faire entendre cela à l’époque ? d’où vient cette idée ? pourquoi indiquer un délai aussi long et précis ? était-ce déjà pour s’offrir une possibilité de retour lointain ?

    Il y a chez Lynch un avant et un après "Beyond Life and Death" (titre donné a posteriori à l’épisode). Tout d’abord, il nous a perturbé, voire choqué, en montrant que les personnages de "bons" n'étaient plus protégés. Ensuite, sur le plan formel. Sailor et Lula, terminé au moment où démarrait la série, est encore, comme les précédents, un film qui file droit malgré les stupéfiants soubresauts qui l’agitent. Dorénavant, Lynch, à l’exception d’Une histoire vraie, ne créera que des films brisés, traversés de larges césures, assemblés en séquences disjointes et ouvrant des infinis interprétatifs. Ironiquement chez quelqu’un symbolisant la "magie du cinéma", c’est donc dans ce travail pour la télévision que l’on peut trouver le point de passage le plus important. Le cœur battant de son cinéma, ce serait l’entrée de Dale Cooper dans la Loge Noire (qui bien sûr est rouge). L’épisode a été diffusé en 1991. 26 ans après arrivait Twin Peaks : The Return (des soucis de production ayant retardé d’un an le rendez-vous). 20 ans avant, Lynch débutait la très longue aventure d’Eraserhead.

    J’ai rappelé dans mon bouquin que l’œuvre cinématographique d’Altman s’ouvrait et se refermait en parenthèse musicale. Mais si les deux s’estimaient, mettre leur carrière en parallèle ne donne pas grand résultat, au-delà des très troublants échos de Trois Femmes dans Mulholland Drive. Prenons plutôt Buñuel. Lui, il ouvre son cinéma avec la coupe au rasoir d’Un chien andalou et le referme avec la reprise de la robe déchirée dans Cet obscur objet du désir. Entre le flottement du corps de Jack Nance dans Eraserhead et le cri déchirant de Laura Palmer au final de The Return, même si l’on est ici et là dans une indécision temporelle et spatiale, il est moins aisé de rapprocher les deux extrémités que dans les deux autres cas évoqués. Plutôt que de prendre en compte ces deux bouts pour envisager l’œuvre qui s’étend entre eux, mieux vaudrait alors se concentrer d’abord sur son milieu, ces quinze minutes passées dans la Black Lodge, pour ensuite la déplier.

  • Twin Peaks, épisodes 24, 25 & 26 (James Foley, Duwayne Dunham & Jonathan Sanger, 1991)

    Depuis 3 ou 4 épisodes, ça se retend, ça se resserre. James a dégagé, Ben Horne a arrêté de jouer aux soldats de plomb et les choses sérieuses ont enfin commencé pour Windom Earle. La part mystérieuse retrouve ses droits et les notions de white lodge et de black lodge se précisent. Mystères à Twin Peaks donc, ok. Mais se signalent aussi, dans ces parties-là, la bonté, l'amitié et l'amour.
    La conversion de Ben Horne à l'écologie militante, découlant d'une volonté inédite d'œuvrer pour le bien de la communauté, est un revirement plus intéressant que sa folie passagère (mais qui paraissait interminable).
    Au-delà de l'ode à la petite ville, fût-elle hantée par des forces obscures, Twin Peaks est aussi une belle série sur l'amitié. La crise du shériff Truman après la mort de Josie en apporte une nouvelle preuve lorsque Cooper vient le réconforter et l'aider à sortir du trou.
    Plus loin, au Double R Diner, une scène remarquable mêle amitié et amour, en une sorte de passage de relai, quand Truman encore meurtri regarde avec attendrissement la complicité amoureuse s'installant entre Cooper et Annie. Attendrissant aussi ce passage (que j'avais totalement oublié !) où Gordon Cole, rencontrant Shelly, se rend compte, sous le charme, qu'il entend parfaitement sa voix à elle exclusivement. Lynch louant à travers son personnage la beauté des femmes de Twin Peaks d'une part, Cooper tombant éperdument amoureux d'autre part, voilà qui est très beau et fait chaud au cœur.
    Dire que dans trois épisodes tout ça va...

  • Twin Peaks, épisodes 19 & 20 (Caleb Deschanel & Todd Holland, 1991)

    Nous sommes dans le ventre mou, qui a commencé à se former après la résolution de l'enquête sur le meurtre de Laura. Les différents scénaristes et réalisateurs tentent de garder le cap, Lynch étant occupé par ailleurs. Subsistent toujours des plans étirés, des perspectives accentuées, des angles insolites, et l'équilibre reste le même entre émotions directes et satire du genre télévisé, entre percées oniriques et détours burlesques. Mais parmi ces derniers, je préfère le vaudeville entre Lucy, Andy et Dick à la dévastatrice retombée en adolescence de Nadine, tandis que du côté sombre, le méchant Windom Earle se fait attendre et ce grand benêt de James se laisse entraîner loin de Twin Peaks dans un film noir assez mauvais.
    Rien de rédhibitoire cependant, car, entre autres :
    - L'importance du major Briggs (excellent Don S. Davis, auquel on ne pense pas assez au sein de la galerie d'interprètes), est progressivement et remarquablement mise en évidence.
    - Des séquences au goût de déjà vu peuvent se rehausser en un clin d'œil, comme lors de la prise d'otage de Cooper par Jean Renaud. Le second explique au premier les raisons de sa haine mortelle, habile occasion de récapituler quelques événements qui devient expression d'un point de vue pertinent sur toute cette aventure : "Avant ton arrivée, tout été simple à Twin Peaks. (...) Puis une jolie fille est morte. Et tu es arrivé et tout a changé. (...) Soudain, les gens tranquilles perdent toute tranquillité. Soudain leurs rêves simples se transforment en cauchemars. Alors si tu meurs, tu seras peut-être le dernier à mourir. Tu es peut-être venu avec un cauchemar. Et peut-être ce cauchemar mourra-t-il avec toi."
    - Enfin, il y a cette trouvaille géniale du personnage (après Albert et Gordon, autres agents très marquants) de Dennis/Denise Bryson, soit David Duchovny en travesti. Ce qui est très beau, c'est la complicité de Cooper, sa curiosité et sa compréhension, mais aussi le fait que dans le regard des autres, le trouble passe en un souffle léger et que le comique soit juste effleuré, comme la main de Denise touche amicalement de cou de Dale. De surcroît, cette identité apparemment fluctuante colle parfaitement avec les réflexions plus générales chères à Lynch sur la dissociation ou, au contraire, la cohabitation dans un même corps.

  • Yellowjackets (série d'Ashley Lyle et Bart Nickerson, Showtime, 2021)

    Exceptionnellement, j'ai regardé avec ma fille les 9 épisodes de la saison 1. Je ne me suis jamais intéressé qu'aux séries créées et/ou réalisées par des cinéastes dont je suivais la carrière : depuis les années 90, Twin Peaks de Lynch, Tanner '88 d'Altman, The Kingdom de von Trier, P'tit Quinquin de Dumont, Top of the Lake de Campion, Wednesday de Burton. Parties intégrantes d'œuvres cinématographiques, ces séries-là ont d'ailleurs souvent été conçues pour se jouer des codes de la télévision.
    L'expérience est donc ici bien différente et je me garderai d'en évaluer la qualité, n'ayant pas d'autres repères dans le domaine. Mais quand même, réflexions persos :
    - Bien que réalisateurs et réalisatrices se succèdent, les épisodes se ressemblent tous. Rien ne se distingue dans la mise en scène, la construction narrative, les tons adoptés, jusqu'à la place réservée invariablement, à la fin de chaque premier tiers, à la séquence de transition musicale (jamais désagréable d'ailleurs puisque faisant remonter divers tubes pop-rock indés des années 90). On est bien sûr à l'opposé de Twin Peaks, malgré l'accumulation de mystères. Dans les deux premières saisons de Twin Peaks, les différences étaient parfois spectaculaires d'un épisode à l'autre en fonction des signataires. Les meilleurs étaient évidemment, de très loin, ceux réalisés par Lynch lui-même. Soyons juste, le génie pur n'était pas la seule explication. Co-auteur avec Mark Frost, supervisant l'ensemble, Lynch, lorsqu'il revenait derrière la caméra, pouvait tout se permettre. Il se passe encore autre chose avec la troisième saison, œuvre de Lynch à 100%. Les épisodes y sont différents les uns des autres, radicalement, volontairement. Rien à voir donc avec une série comme Yellowjackets où il s'agit de surprendre le spectateur mais jamais par la forme, de le surprendre en le laissant profiter de son confort.
    - Le récit progresse en alternant deux époques. En 1996, une équipe de football féminin subit un crash aérien. Durant plusieurs mois ces filles vont devoir vivre en milieu hostile et faire face à de violentes manifestations surnaturelles. Parallèlement, nous suivons la poignée de survivantes confrontées 25 ans plus tard à des événements aussi dramatiques, en lien avec leur tragique expérience commune. On passe sans cesse d'une époque à l'autre. Mais aucun problème pour se repérer : dès le premier plan de chaque séquence, nous savons à quel temps nous sommes, passé ou présent. Ni rupture ni doute. Le procédé le plus régulier pour assurer la compréhension de ces transitions est le raccord effectué sur un même personnage, immédiatement reconnaissable.
    - L'avantage de traiter aussi équitablement deux époques est que l'on peut toucher au moins deux générations de spectateurs, sensibles à la description des émois adolescents ou alors à celle des vicissitudes de la vie d'adultes. Choisir une équipe sportive permet aussi de montrer un maximum de caractères. Il est bien pratique, pour développer l'histoire dans tous les sens, d'impliquer une fille ayant des visions, une autre très croyante, une troisième rebelle, etc. Cela dit, la diversité sert aussi une visée progressiste. Les liaisons homosexuelles ne posent aucun problème et la normalité caractérise la représentation d'un couple de lesbiennes mariées avec enfant, ces deux femmes étant par ailleurs afro-américaines et installées dans la bonne société. Au détour de quelques dialogues, racisme et sexisme sont clairement brocardés. Le genre de série que doit avoir en horreur les néo-fachos trumpistes.
    - L'addiction tient au désir que soient enfin dévoilés les mystères de cette angoisse histoire. Quelque chose de terrible s'est déroulé dans cette forêt. La piste du cannibalisme, tabou ultime, est ouverte dès le début (et toujours pas refermée au terme de la première saison, ce qui est très agaçant). Dans chaque épisode, quelques brefs plans gores de blessures diverses maintiennent la tension, la possibilité du pire. Le recours à des plans subjectifs faisant sentir une menace invisible au cœur de cette nature est plus éculé. Ces procédés relèvent de la mécanique. De même, les séquences suivent une évolution unique. Ce n'est pas la fin de chaque épisode qui accroche, c'est chaque séquence qui doit empêcher le spectateur de se lever de son canapé. Qu'elles reposent sur des actions ou des dialogues, à de rares exceptions près, toutes commencent en posant une problématique avant d'enchaîner sur une seconde, un autre événement qui vient perturber et relancer, mais toujours dans l'ébauche, en laissant en suspens ce qui sera à son tour développé... plus tard. Comment résister alors à l'envie d'en savoir plus ?
    - Série très programmatique donc, reproduisant un modèle à l'infini, représentative d'un mode de fonctionnement général sans doute, malgré ses petites originalités dont la principale est un très assumé mélange des genres.

  • Y'avait pas photo...

    c6005a56d19c64c6c7d6f22bd76106b0.jpgLors d'une longue émission présentée par un De Caunes pathétique dont on en vient à se demander si il nous a déjà fait rire un jour (s'il te plait Edouard Baer, si tu nous entends, postule pour l'an prochain), nous n'avons tenu que par l'envie heureusement comblée de voir attribuer correctement les trois prix du meilleur espoir féminin, du meilleur réalisateur et du meilleur film.

  • TNT (Transmission de Navets Terrifiants) et la juste mesure des choses

    Ce jeudi soir, à 20h50, la chaîne NT1 ne diffusait pas de film de Bergman ou d'Antonioni, mais Le retour des Charlots, réalisé (?) en 1991. Pour contrer ce coup-bas, W9 proposait A nous quatre, Cardinal, toujours avec les Charlots, un classique de 1973. TMC, courageusement, tentait la contre-programmation : Salut l'ami, adieu le trésor, avec Terence Hill et Bud Spencer. Les grands perdants de la soirée se trouvaient alors chez Direct 8, obligés de ne diffuser qu'un téléfilm avec Michel Galabru. Il est vrai qu'ils avaient griller leur plus belle cartouche dimanche dernier en passant On est venu là pour s'éclater, du grand Max Pécas. Pourquoi s'inquiéter du cinéma et de la télévision ? Tout va bien !

    Remarquez, il faut rester de temps en temps devant ces films, juste quelques minutes attentives. Sur l'excellent site imdb, il est possible de donner une note (de 1 à 10) à tous les films que l'on a vu. Au printemps dernier, j'ai commencé à le faire. Un soir, je suis tombé à la télévision sur Comment se faire réformer, de Philippe Clair. Dès le lendemain matin, je suis revenu sur le site, j'ai repris mes listes depuis le début et j'ai relevé les notes de tous les autres films... Car je peux vous dire que quelques minutes de Comment se faire réformer, cela vous fait prendre conscience de la juste mesure des choses.