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inarittu

  • Digger (Alejandro Gonzalez Iñarritu, 2026)

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    Pas terrible mais pas si catastrophique que ça non plus. On peut le prendre pour une curiosité, en sachant bien que l'esthétique y est d'une fausse originalité puisque pompant allègrement le cinéma de Roy Andersson, auteur bien plus radical qu'Iñarritu. De surcroît, ce dernier a eu peur de perdre en standing si on le voyait tourner "seulement" une farce et a imaginé par conséquent une mise en abyme théâtrale pour paraître plus sérieux et intelligent. Sauf que cette prise de recul n'apporte pas grand chose à part une autre lourdeur. La farce que constitue le récit premier, réduite à 90 minutes, aurait amplement suffi. D'autant qu'elle est par moments assez drôle, que la bizarrerie et le n'importe quoi emportent parfois le morceau (le discours au Conseil européen), que la performance de Cruise n'est pas négligeable, que le propos est étonnement direct et que, par les temps qui courent, toute dénonciation de ces gouvernants techno-capitalisto-fachistes, est bonne à prendre, là-bas et ici. Petit plaisir dans cet énorme gâteau : retrouver, en militaire va-t-en-guerre et neuneu (pléonasme), Robert Burke, longtemps après les premiers Hal Hartley.