**
Pour en dire deux-trois mots bientôt à des élèves de troisième et parce que ma fille, de ce niveau-là, ne l'avait jamais vu. J'avoue qu'à chaque fois me semblent ressortir un peu plus les défauts, même si je persiste à y trouver des choses jolies, amusantes, voire pertinentes par rapport au projet initial, comme cet instant crucial où, face au mur (à la toile peinte) de cadavres, Benigni montre qu'il ne peut que buter et reculer. Ici (avec le brouillard soudain) et ailleurs, on pense beaucoup à Fellini. Mais l'irréalisme de Fellini (celui des années 70-80) donne des œuvres "mentales", en fantasmes et souvenirs transformés. Alors que l'irréalisme de Benigni est juste une précaution. De plus, n'importe quel visage fellinien peut attirer la caméra et devenir personnage. Chez Benigni, tout est plus calculé et la hiérarchie parmi les personnages est immuable, chacun à sa place, jusqu'au terme.