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It Must Be Heaven (Elia Suleiman, 2019)

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Très deçu par le seul Suleiman de la décennie. La série de tableaux burlesques ne parvient pas à se transformer en récit, balançant au fil d'un humour plutôt désuet et ne parvenant que très rarement à s'élever au-dessus du cliché parisien ou new-yorkais malgré la volonté d'apparaître décalé et poétique. Surtout, Suleiman fait obstacle par son omniprésence à l'écran. On voit en effet autant l'observateur que les lieux et les gens observés, en champs contre-champs systématiques et vite embarrassants (le montage ne parvient pas à écarter l'acteur-réalisateur du flux du film plus de 10 secondes). Ceux-ci produisent l'impression d'un faux retrait, d'un faux slow burn et d'une vraie facilité (même si elle repose sur une apparente absence de réaction) dans la recherche du comique (j'ajoute sur ce plan l'artifice toujours agaçant à mon avis du personnage restant muet d'un bout à l'autre, sans raison). Suleiman fait tous les efforts pour rester keatonement impassible mais en insistant autant pour nous montrer qu'il observe, il me semble finalement moins nous aider à mieux regarder le monde que nous imposer sa façon à lui de le voir. 

Commentaires

  • Moi j'ai surtout vu un gars qui a beau parcourir le monde de long en large ne voit jamais que son pays partout. Une vraie malédiction
    Ou sinon le ballet des 3 flics pour 1 seule gars dès qu'il pose le pied à Paris me semble fort judicieux (et amusant que sur l'écran)

  • Ou sinon c'est mon film du mois ha ha ha. Je te le précise puisque tu ne participes plus #traitre
    OK j'ai pas vu grand chose ce mois-ci mais y avait-il tant à voir ?

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