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Sibel (Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti, 2018)

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Film franco-turc éminemment dardennien dans son esthétique, bien que la nature, montagnarde, prenne plus de place que chez les frères belges. On y suit en effet Sibel comme on suivait il y a vingt ans Rosetta. L'héroïne est muette mais siffleuse. Cela nous évite quelques dialogues pouvant être résolument plombés. D'ailleurs, les cinéastes semblent souvent se positionner dans un certain évitement, cherchant, et trouvant assez longtemps, l'équilibre entre la traque documentaire et le symbolisme (homme/loup, haut/bas, modernité/archaïsme). La dernière demi-heure est toutefois moins convaincante que les deux premières. Fatalement, sont resserrées les vis du scénario, et Sibel voit l'étau de l'oppression culturelle et sociale se refermer sur elle, comme le spectateur l'attend malheureusement. Les plans signifiants se succèdent, au final, pour montrer qu'il s'agissait bien d'un combat pour l'émancipation, ce que l'on avait très bien compris. 

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