Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20.02.2010

Cahiers du Cinéma vs Positif (1982)

Suite du flashback.

 

cdc338.jpgPOS253.JPG1982 : Année américaine pour les Cahiers. Elle démarre par un entretien avec Vincent Price (par Olivier Assayas et Charles Tesson), qui prend place au sein d'un dossier sur le fantastique, se poursuit avec deux numéros spéciaux qui se proposent de faire le point sur le cinéma US, continue par une rencontre avec John Carpenter (à propos de The thing) et se termine sur l'arrivée d'un certain E.T. Le choix des couvertures paraît assez étrange. D'une part, elles mettent en valeur des films bien avant leur sortie, comme Parsifal et Passion. D'autre part, au sein des numéros, la place réservée aux titres présents sur la une semble moins importante que celle prise par certains autres, sans doute moins porteurs : Trop tôt, trop tard (Straub et Hulliet), Vers le Sud et Toute une nuit (Chantal Akerman), La guerre d'un seul homme (Edgardo Cozarinsky), Le pont du Nord (Rivette), L'état des choses (Wenders), Querelle (Fassbinder), La nuit de San Lorenzo (Paolo et Vittorio Taviani). La seule exception concerne Une chambre en ville de Jacques Demy, largement commenté. A noter enfin des entretiens avec Jean-Pierre Mocky et Claude Chabrol.
En janvier, Positif cale son sommaire sur sa Semaine (présentation de films inédits d'Angelopoulos, Brocka, Rouch, Imamura...). 1982 est l'année des trente ans de la revue et le numéro de mai célèbre l'évènement (2001, l'odyssée de l'espace se révèle être le film préféré des rédacteurs sur la période 1952-1981). On trouve au fil des mois des entretiens avec Sidney Lumet (autour du Prince de New York), Agnès Varda, Henry King, Joseph Losey (sur La truite). Des ensembles de textes reviennent sur Abel Gance, Douglas Sirk et D.W. Griffith. Deux collaborateurs artistiques sont mis à l'honneur, le scénariste Sergio Amidei et le décorateur Georges Wakhévitch. Un texte de Marcel Ophuls sur la télévision est publié. Un dossier fait le point sur l'œuvre méconnue de Shohei Imamura. Pour la revue, les films importants se nomment Georgia (Arthur Penn), Cutter's way (Ivan Passer), Conte de la folie ordinaire, La maîtresse du lieutenant français, Cinq et la peau (Pierre Rissient), Yol et surtout, marquant fortement la fin de l'année, ceux de Wenders, Skolimowski et Coppola.

 

Janvier : Parsifal (Hans Jürgen Syberberg, Cahiers du Cinéma n°331) /vs/ Alexandre le Grand

(Théo Angelopoulos, Positif n°250)

Février : Conte de la folie ordinaire (Marco Ferreri, C332) /vs/ Conte de la folie ordinaire (Marco Ferreri, P251)

Mars : Riches et célèbres (George Cukor, C333) /vs/ La maîtresse du lieutenant français (Karel Reisz, P252)

Avril : Made in USA I (C334-335) /vs/ Eijanaika (Shohei Imamura, P253)

Mai : Passion (Jean-Luc Godard, C336) /vs/ Trentième anniversaire (2001, l'odyssée de l'espace, Stanley Kubrick, P254-255)

Juin : Made in USA II (Hammett, Wim Wenders, C337) /vs/ Yol (Yilmaz Güney, P256)

Eté : Identification d'une femme (Michelangelo Antonioni, C338) /vs/ Raining in the mountain (King Hu, P257-258)

Septembre : Dressé pour tuer (Samuel Fuller, C339) /vs/ La ronde de l'aube (Douglas Sirk, P259)

Octobre : Victor/Victoria (Blake Edwards, C340) /vs/ Travail au noir (Jerzy Skolimowski, P260)

Novembre : Une chambre en ville (Jacques Demy, C341) /vs/ L'état des choses (Wim Wenders, P261)

Décembre : E.T. (Steven Spielberg, C342) /vs/ Coup de cœur (Francis Ford Coppola, P262)

 

cdc342.jpgPOS262.JPGQuitte à choisir : Comme l'impression que les Cahiers passent à travers... Du Ferreri au Blake Edwards, en passant par le Hammett wendersien, le Cukor, le Godard, le Fuller (voire même, dans une certaine mesure l'Antonioni), aucun titre ne me paraît extraordinaire, notamment par rapport aux meilleurs propositions de leurs auteurs respectifs. Le choix "évènementiel" d'E.T. en annonce quelques autres... Que je ne connaisse ni Parsifal, ni Une chambre en ville ne change donc pas grand chose à l'affaire, car en face, si la présence de Yol et de Conte de la folie ordinaire peut se discuter, il n'en va pas de même pour les autres (avec le plaisir personnel de voir mis en valeur l'un des meilleurs Imamura et le beau Raining in the mountain). Allez, pour 1982 : Avantage Positif.

Mise à jour décembre 2010 : Alexandre le Grand, ici.

 

A suivre...

Sources : Calindex & Cahiers du Cinéma

Publié dans Revue | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cahiers du cinéma, positif | |  Facebook | |  Imprimer

Commentaires

A l'époque, je m'intéressais davantage à Platini et Schumacher qu'au cinéma (c'est dur à croire, non?)

Janvier : Nul (je n'ai pas vu ces deux films)
Février : Nul puisqu'ils sont tous les deux d'accord
Mars : Nul (mon cœur est du côté de Cukor mais je ne l'ai pas vu)
Avril : Nul (pas assez précis)
Mai : Nul (je n'ai jamais vu "Passion", snif)
Juin : C- Pas vu le film turc mais j'aime beaucoup "Hammett"
Eté : Nul
Septembre : P- Chef d'œuvre de Sirk
Octobre : Nul (pas vu le Skolimovski)
Novembre : C- Comment rivaliser avec le sublimissime film de Demy ?
Décembre : P- Sans avoir vu le Coppola ("E.T", mais quelle horreur!!!)

Match nul 2-2

Écrit par : Dr Orlof | 06.04.2011

Le Angelopoulos m'a un peu assommé et le Syberberg apporterait peut-être le seul point aux Cahiers, si je le connaissais...

?/N/?/P/P/N/P/P/N/P/P = sans commentaire

Écrit par : Edouard | 07.04.2011

Les commentaires sont fermés.