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Leto (Kirill Serebrennikov, 2018)

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Grande déception alors que le sujet était attirant et l'accueil critique proche de l'extase. Le film, dès le début, m'a paru poseur et artificiel. Bien qu'il ne se présente pas d'office comme un biopic (et je ne savais pas que c'en était un) et qu'il fuit la sur-dramatisation, il ne peut se débarrasser des aspects didactiques et simplificateurs qui accompagnent généralement les fictions sur le monde de la musique. Le plus intéressant tient dans le tiraillement auquel est soumise à l'époque cette jeunesse de l'Est éprise du rock, mais cette dimension n'est qu'evoquée de ci de là. On aurait mieux fait de suivre les responsables encadrant idéologiquement ce "club de rock" de Leningrad que de rester avec ce gentil trio ne semblant parler que par slogans underground. La monotonie de la mise en scène (avec une caméra qui ne cesse de tourner autour des acteurs et ne se fixe jamais) n'est brisée que lors de trois clips imaginaires très gênants dans lesquels les personnages et des figurants massacrent littéralement, en mode karaoke, les pourtant impeccables Psychokiller, Passenger et Perfect Day.

Commentaires

  • Ha ben en effet, pour moi ce fut l'extase :) Et pour en rester aux parties clippées, j'ai aimé ce mode karaoké que je trouve émouvant car il montre la manière dont la musique imprègne les gens et sa force de réenchantement du réel. La formule est maladroite, mais j'y vois quelque chose de fort à la fois artistiquement (l’appropriation des principes de la comédie musicale) et politique (l'art populaire comme force de subversion). Ça n'aurait pas eu le même impact si ça avait été chanté "normalement". A mettre en parallèle avec la scène finale de "Coup de cœur" de Coppola" ou certains passages de Moretti. Et puis "Psyvhokiller" est plus interprété que les deux autres me semble-t-il.

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