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26.07.2013

L'emmerdeuse blonde

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Catherine Deneuve a-t-elle jamais été aussi blonde que dans Le Sauvage, l'agréable comédie de Jean-Paul Rappeneau (meilleure que me le laissaient croire de vagues souvenirs) ? Est-ce le bronzage ou la nature luxuriante qui réhausse ici cette blondeur ? Toujours est-il que ses cheveux y sont si blonds qu'ils tirent presque, par moments, vers le blanc (quand ils ne sont pas mouillés, bien sûr : là, ils brunissent par endroits et se chargent de tout leur poids, donnant à voir des changements de forme et de couleur aussi spectaculaires que les revirements émotionnels du personnage).

Cette blondeur/blancheur éclate et éblouit comme une glace reflète soudain le soleil à la faveur d'un mouvement imprévu et nous brûle la rétine. Yves Montand, lui, veut rester seul, ne pas être dérangé sur son île déserte et vivre tranquillement son fantasme de robinsonade. Seulement, ce reflet blond n'arrête pas de surgir et de le faire sursauter, ce reflet ou ce qui signale sa présence : la voix qui résonne tout à coup, un moteur qui démarre... Ne pas porter son regard sur l'emmerdeuse blonde est impossible tant celle-ci attire l'attention, l'exige même. Le problème pour Montand, c'est que, à la regarder, l'aveuglement est assuré, parfois pour des semaines (très joli passage de la révélation de l'ellipse de la construction du radeau, lorsqu'il lui répond qu'il a eu la grippe la semaine passée : on réalise alors par cet échange qu'ils ne se sont ni parlé ni croisé pendant plusieurs jours, bien qu'ils vivent l'un à côté de l'autre !). Il arrive pourtant que l'intensité lumineuse baisse. Lorsque Deneuve sort de l'eau et se hisse, trempée, sur le ponton, elle se trouve plongée dans le rouge orangé du soleil couchant derrière elle, belle image de carte postale. Seulement, Montand refuse alors de la voir. Excédé qu'il est par la perte de son bateau, il se barricade, ferme les yeux en même temps que tous les volets de sa maison.

Le Sauvage, c'est l'histoire d'un couple qui se forme en s'écharpant, histoire que l'on aimerait d'ailleurs délestée de toute autre présence, les récits naturels, inconséquents, lâchés comme en passant, tête blonde en l'air, de ses aventures d'antan par Deneuve se suffisant à eux-mêmes. Le sauvage, c'est surtout cette folle crinière blonde qui ne cesse de s'agiter sur le fond vert des plantes et des arbres exotiques. Moins mince que ne l'était sa sœur onze ans plus tôt quand elle tournait L'homme de Rio avec Philippe De Broca, Catherine Deneuve impose sa présence avec toute l'énergie et la franchise nécessaires. Sur le jaune du sable ou le bleu de l'océan se dessinent ses courbes, silhouette rendue plus nette et attirante encore par les chemises régulièrement mouillées et entrouvertes, qu'elle ne tarde d'ailleurs pas trop, pour notre bonheur, à enlever. L'éblouissement ne tient donc pas seulement au jeu, déjà précieux, de la chevelure.

Peu vraisemblable apparaît le dénouement dans une communauté de campagne mais l'important est ailleurs. Les cheveux de Deneuve sont maintenant recouverts d'un chapeau de papier. Seules quelques boucles s'en échappent sur les côtés, comme un piquant rappel. Montand revient à elle. Nul doute qu'elle saura par la suite l'habituer progressivement à supporter la vue de sa fabuleuse blondeur.

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14.04.2013

Burlesque & érotisme

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Natalie Wood, La grande course autour du monde (The great race, Blake Edwards, 1965)

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08.03.2011

L'étrange Aleksandra Khokhlova

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dans Dura lex (photos 1, 2 & 5) et La journaliste (3, 4) de Lev Koulechov (1926 & 1927)

(Chronique DVD kinokienne de Dura lex à venir)

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11.07.2009

Claire B.

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Claire Bloom dans Les corps sauvages (Look back in anger, 1958) de Tony Richardson

(bientôt ici et sur Kinok)

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15.12.2008

Vingt femmes, vingt visages, vingt actrices...

C'est l'ami Vincent qui vient de proposer cette nouvelle liste sur son blog Inisfree. En léger ralentissement à l'approche de la fin de l'année, j'en profite donc pour vous donner la mienne. L'exercice est si difficile que je me suis imposé de m'arrêter de chercher dès que le nombre de vingt était atteint. Il ne s'agit donc pas d'une liste des plus grandes actrices mais plutôt d'éclairs, de flashes.
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Claudette Colbert (Cléopâtre)
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Dita Parlo (L'Atalante)
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Loretta Young (La blonde platine)
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Gene Tierney (The Shanghai gesture)
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Dorothy Malone (Ecrit sur du vent)
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Rossana Podesta (La red)
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Barbara Steele (Le masque du démon)
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Silvia Pinal (Viridiana)
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Marilyn Monroe (Les désaxés)
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Claudia Cardinale (Sandra)
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Corinne Marchand (Cléo de 5 à 7)
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Diane Lane (Rusty James)
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Andie MacDowell (Sexe, mensonges et vidéo)
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Annette Benning (Les arnaqueurs)
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Julianne Moore (Magnolia)
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Naomi Watts & Laura Elena Harring (Mulholland Drive)
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Scarlett Johansson (Lost in translation)
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Anapola Mushkadiz (Bataille dans le ciel)
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A la mémoire d'Adrienne Shelly (1966-2006) (Trust me)

P.S. : J'ai délibérément écarté quatre actrices déja louées en cet endroit : Louise B., Romy S., Isabelle C. et Juliette B.

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02.06.2008

Louise B.

Loulou et Le journal d'une fille perdue : deux films tournés à quelques mois d'intervalle par G.W. Pabst en 1928/29. Films-jumeaux admirables irradiés par une actrice à nulle autre pareille.

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Après ces deux éclats : une petite poignée de rôles au début du parlant, puis le retrait définitif dès la deuxième moitié des années 30. Ne reste plus alors aux cinéastes qu'à faire revivre l'image au travers de leurs propres muses. Quant à nous, il nous faut revenir indéfiniment vers ces deux oeuvres météores pour que le nom de Louise Brooks continue à évoquer autre chose qu'une coupe de cheveux.

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Anna Karina (Vivre sa vie, Jean-Luc Godard, 1962), Liza Minnelli (Cabaret, Bob Fosse, 1972), Juliette Binoche (Mauvais sang, Leos Carax, 1986), Elina Lowensohn (Amateur, Hal Hartley, 1994) et, disons, pour l'anecdote : Cate Blanchett (Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, Steven Spielberg, 2008)

 

PS : Ce petit hommage ne pretend certes pas à l'originalité. Une preuve parmi bien d'autres : la découverte lors de l'écriture de cette note de cette page sur le blog Cinématique.

Photos Loulou et Journal : dvdbeaver.com

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22.12.2007

Romy S.

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Romy Schneider en 1964 dans L'enfer, le film inachevé de Henri-Georges Clouzot.

Photo : Télérama

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16.09.2007

Isabelle C.

Découverte dans le beau petit film de Christian Vincent, Beau fixe, en 1992, elle a éclaté cinq ans plus tard, en menant à bien avec Philippe Harel ce projet si casse-gueule de La femme défendue. Elle a été aussi la seule raison valable d'apprécier Les sentiments de Noémie Lvovsky. Vivacité de jeu, abandon corporel total dans chaque rôle. Mais le déclic, le détail qui me la rend indispensable maintenant, il m'est apparu en voyant Holy Lola de Tavernier, il y a de cela trois ans : Isabelle Carré, sous la pesanteur d'un climat étouffant ou sous le coup d'une émotion, rougit comme personne et élève ainsi une réaction physiologique banale au rang de grand art érotique et sensoriel.

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Photo Holy Lola: Allocine.com

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29.08.2007

Juliette B.

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Mauvais sang (Leos Carax, 1986)
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 Le hussard sur le toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995)
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Caché (Michael Haneke, 2005)
Je ne vois plus tous ses films.
De toute façon, depuis l'éblouissement de 86, un éclat tous les dix ans suffit.

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